Photoshoot des #Pollasisters

Depuis 2013, mes sœurs et moi organisons des séances de photo de nous quatre. J’ai eu le bonheur d’offrir ma nouvelle maison comme décor de notre dernière séance en date. Ce fut un moment très privilégié car cela nous a permis de faire tout ce que j’aime avec elles…

Depuis 2013, mes sœurs et moi organisons des séances de photo de nous quatre. On joue le jeu, on se pomponne, on se met en scène, à chaque fois dans des lieux différents et avec un style particulier. D’un sacerdoce (je l’avoue, au début, je n’étais ni très à l’aise, ni très patiente), à un moment de partage joyeux et qui nous rapproche, ces moments ponctuent nos rencontres à quatre.

J’ai eu le bonheur d’offrir ma nouvelle maison comme décor de notre dernière séance en date. Ce fut un moment très privilégié car cela nous a permis de faire tout ce que j’aime avec mes sœurs… et je sais déjà que les photos nous rappelleront cette journée extraordinaire.

Cyrille, en charge de l’organisation de nos shootings (la pauvre, gérer ses sœurs dans ces moments-là n’est pas toujours évident !), avait prévu plusieurs tableaux :

  • Nous préparer ensemble dans mon dressing : choisir nos vêtements et accessoires pour la soirée, nous maquiller et nous faire belle. Ce fut la prise de vue la plus compliquée, d’une part parce que c’était la première (il faut toujours un tour de chauffe), et d’autre part car mon dressing n’avait pas une profondeur de champ nécessaire au cadrage. Note à moi-même: demander au père Noël d’agrandir mon dressing 😉
  • Cuisiner ensemble. Un menu tout simple composé d’une soupe, de pâtes et des tomates fraîches. J’adore recevoir ma sœur aînée lors de ses visites à Genève. Le fait qu’elle choisisse de loger systématiquement chez moi est un réel privilège qui redouble mon plaisir à préparer nos repas. C’était donc un tableau que j’ai particulièrement apprécié ! Surtout quand on rajoute la cerise sur le gâteau… à savoir du champagne.
  • Boire un thé chaud (eh oui ! J’adore le champagne mais il faut savoir diversifier les plaisirs) et bouquiner autour du feu de cheminée. J’ai été conquise par la maison car je la trouve magnifique, mais aussi parce qu’il y a une cheminée. J’ai donc eu le bonheur d’allumer mon premier feu avec mes meilleures amies (mes sœurs), et nous avons passé un doux moment à regarder les flammes danser dans l’antre de la cheminée.
  • Faire du sport. Le sport fait entièrement partie de nos vies ; même Cyrille qui n’était pas du tout sportive s’y est mise ! C’était donc assez naturel qu’on promeuve le fait de prendre soin de soi et de sa beauté, pas uniquement au travers des crèmes et des soins, mais aussi par l’exercice physique.
  • Enfin, profiter d’un moment de détente dans le jacuzzi… après l’effort nous avions droit à du réconfort. Le petit plus de ce moment ? Quand ma fille Sasha est arrivée et s’y est glissée avec nous pour inaugurer nos premières photos à cinq !

Sharing success

Saturday, it was Forever Boutique’s 2-years anniversary. What a journey! When I think back on all the work that brought us here, and all the energy that we have put in to make our business grow and bloom since October 6th 2017, I actually feel dizzy with amazement.

Early Saturday morning, in the train for Lausanne, I took a moment to reflect on the exciting day that was about to unfold… Forever Boutique’s 2-year anniversary.

What a journey! When I think back on all the work that brought us here, and all the energy that we have put in to make our business grow and bloom since October 6th 2017, I actually feel dizzy with amazement.

The idea of this Boutique had been gestating in our father’s mind for 4 years, but was finally created in 9 months. And just like a pregnancy, the experience was thrilling and exhausting towards the end; the “baby” developed slowly, its design taking shape progressively, until a few weeks before the grand opening when the anxiety of how it would really “look and feel” reached numerous peaks.

Admiring the scenery between Geneva and Lausanne – a landscape which is now an integral part of my business life – I realized that work, sweat, and tears were not the only reasons for our success; our capacity to work together as a family contributed a great deal. There’s the transmission of trust and leadership from the first generation to the second; the sharing of responsibilities between us 4 sisters representing the “next gen”; and the whole family’s support and desire to challenge one another with love, care, and respect, aspiring to make each other – and our businesses – flourish. The surprising beauty in all this, is that our family has actually grown too! Those colleagues who really share our values, work ethic, vision, dreams, ambitions, philosophy, and embrace them all as if they were their own – they are part of the “family”.

boutique2ans

One of these gems we were so lucky to meet is Marie. She has become my best friend, and my best business partner-in-crime. Our clients often ask if she is part of the Polla family; she may not be by blood, but she definitely is in spirit. She has my back and I have hers. What she has achieved over the past two years as CEO of Forever Boutique is amazing: she has given it a soul, a pulse, an aura. Marie has been exemplary in her commitment as well as in her positive and forward-thinking attitude. Today, our success is hers too. Trusting her with our “baby” is our family’s greatest achievement.

Marie, thank you for these 2 amazing years and the many more to come!

marie et rachel folles

 

Trèfle à quatre

Interview de mon père sur son sujet de prédilection, ses filles.
Et comment sommes-nous arrivés à tous travailler ensemble?

Étant jeune avais-tu imaginé un jour transmettre une entreprise à tes quatre filles ?

Rien ne présageait cela. Ce n’est pas forcément en planifiant l’avenir que les choses se déroulent comme on le souhaite. Je pense que la réussite dans notre cas est un mélange d’ambition, de chance, de vision, d’intuition, de capacité à saisir l’occasion qui t’est donnée, et d’humilité.

Ce que je savais, en revanche, avant même de devenir père, c’est que je désirais avoir quatre enfants.

Pourquoi ?

En Italie, les murs des maisons étaient ornées de photos de famille. Les plus belles selon moi étaient celles qui montraient les parents et 4 enfants ; cette composition donnait une harmonie spontanée à la photographie.

Filles ou garçons ?

Je n’avais pas de préférence. Cependant lorsque notre 4ème enfant était en route j’avais très envie que ce soit une fille, pour préserver l’harmonie qui s’était installée au sein de votre fratrie et de notre famille.

Quand nous avions 6 ou 7 ans, que pensais-tu que nous allions devenir ?

Je pensais qu’Ada deviendrait Général dans l’armée ; depuis toute petite, elle avait l’âme, la force et la personnalité d’un chef. Toi, Cyrille, je pensais que tu serais danseuse étoile. Tu avais la grâce, l’intensité et la nature éthérée. Rachel, je voulais absolument qu’elle soit actrice ; très petite elle savait tenir la scène. Les prémisses d’un grand charisme. Nous l’avons inscrite à des défilés, des spectacles d’enfant, et plus tard au Cours Florent. Et lorsque Roxane a commencé l’équitation à 6 ans, je rêvais qu’elle devienne championne hippique. Nous avons partagé 12 ans d’aventures équestres où elle n’a cessé de démontrer sa volonté, sa force, son esprit de gagnante.

Selon toi, comment se fait-il que nous soyons toutes aujourd’hui impliquées dans les entreprises familiales ? Le prédisais-tu déjà en 1997 à l’ouverture de l’Institut ?

J’en avais l’intuition, puisque quand j’ai fondé Forever Institut, je ne lui ai pas donné mon nom. J’ai pensé qu’un centre de médecine esthétique pourrait éventuellement intéresser l’une de mes filles – sans pour autant savoir laquelle, et pas nécessairement en tant que médecin.

C’est lorsqu’Ada a pris en main la marque Alchimie Forever après son MBA que j’ai pris conscience du concept de l’entreprise familiale qui irait au-delà de son fondateur.

J’ai souhaité vous transmettre l’actionnariat de Forever très vite. En 2013, lorsque j’ai récupéré toutes les actions, je me suis senti libre de vous les donner.

Pourquoi nous avoir transmis les actions de Forever si tôt ?

Rachel avait travaillé pour Alchimie Forever à Genève durant plusieurs années et Cyrille m’assistait dans ma pratique médicale et se dirigeait vers le marketing et l’écriture. Les quatre sœurs s’entendaient très bien. J’ai pensé que ça pourrait être un beau projet pour vous. Et ce projet ne pouvait pas se matérialiser sans que Forever ne vous appartienne totalement, à vous les 4 filles.

J’étais et je suis toujours convaincu qu’on s’implique davantage dans une entreprise qui nous appartient. Mon intention était de vous responsabiliser, et non de vous forcer. Il ne devait y avoir aucune pression, le désir d’intégrer l’entreprise devait venir d’un choix libre et personnel. J’avais aussi décidé que si l’une d’entre vous prenait la direction avec l’accord et le soutien des autres sœurs, je me serais retiré du groupe de management de Forever.

Puis, un séjour à l’INSEAD vous a permis de comprendre la valeur et la beauté d’une entreprise familiale et de vous projeter au-delà de votre propre génération à travers sa pérennisation. Vous avez pris conscience de la force qui peut émaner d’un projet mené par 4 sœurs.

Aujourd’hui, avec 6 ans de recul, je vois que vous êtes toutes les 4 impliquées, chacune en fonction de qui vous êtes et ou vous en êtes dans votre parcours professionnel. Ada est Présidente Directrice Générale d’une de nos marques, Rachel est leader du groupe, tu es la plume et l’âme de Forever, et Roxane est médecin – un grand chirurgien en devenir.

Qu’est-ce qui fait, selon toi, que nous nous entendons si bien et que nous arrivons à collaborer ensemble ?

Cette entente est possible car vous avez grandi dans une famille ou jamais l’une n’a été préférée à l’autre, ni l’une dite meilleure que l’autre. Vous avez grandi dans une absolue égalité ; égalité dans la confiance, l’amour et le respect. Ça vous permet aujourd’hui de vous gérer les 4 sans aucune ambiguïté ou problématique. Vous êtes consciente d’être chacune l’égale de l’autre, chacune avec ses spécificités.

The Polla Sisters and the King of Hearts
The King of hearts empowered his daughters

The Polla Sisters : from girls to women, from 2018 to 2019; by Barbara Polla (“the mother”)

Once upon a time, the Polla sisters were the Polla girls. They were « my » girls, although I never liked to use the possessive, as they do not belong to anyone but themselves. As they often refer to me in this blog, as a source of inspiration and learnings, I wanted to return the favor.

Our Mom Barbara Polla did us the honor of writing our first 2019 blog – about us.

Once upon a time, the Polla Sisters were the Polla girls. They were « my » girls, although I never liked to use the possessive, as they do not belong to anyone but themselves. As they often refer to me in this blog, as a source of inspiration and learnings, I wanted to return the favor.

« When girls with a dream become women with a vision » they become this powerful, independent, impressive, gorgeous team. The team is all about sisterhood, womanhood, about caring, working, sharing, giving; about beauty, esthetics, smiling, thriving; it’s all about life and how complicated life can be for young women who want all of it.

At Christmas Eve, I suggested that all of those who were present (Roxane was working in the ER that night) share (specifically) why they love their children (and step children).  Ada to Parker, Cyrille to Leo, Rachel to Sasha. What was stunning, is that they focused on how much they learn from their children. How gorgeous it is, to see them grow, and to build their own future. Thank you they said, all of them to each of them.

Thank you Polla Sisters, thank you for being a team. We women need to work in teams to succeed, whatever success means to each of us. Thank you for supporting me in my thrive for independence, my work as a gallerist and a writer, my desire to be as useful to the world as I possibly can, all the while still wanting me to be caring, kind, fun – and beautiful. I learn as much from you as you may have from me!

 

babou jump

Tips For a Successful Annual Family Meeting

A few years ago, we attended the INSEAD executive program on family business. It was a turning point for our family business in terms of identifying goals and best practices. One best practice that came out of this program was to hold an annual family meeting – we call it our Family Council meeting.

A few years ago, we attended the INSEAD executive program on family business. It was a turning point for our family business in terms of identifying goals and best practices. One best practice that came out of this program was to hold an annual family meeting – we call it our Family Council meeting.

The intended outcome of this meeting is to spend time together, of course, but beyond that it is to update those family members not involved in the day to day operations of the family business on the current states of our business units, and to benefit from their thinking, insights, and questions.

We just came back from our third Family Council meeting, held at Villa Verde Resort in Friuli, the region of Italy where our father grew up. Each meeting gets better, as we learn from our experiences. Here are our best practices so far:

Roxane:

  • Have someone take photos; these times are precious! My husband Guillaume is (one of) our assigned photographer.
  • If the work meeting lasts the equivalent of a full work day – which it should – make sure there is time to exercise or practice an outdoor activity before dinner. Your body fluids get moving again, your brain is oxygenated, and everything feels much better afterwards. I know I needed this time!

Rachel:

  • Do not schedule anything right after the meeting, as ours usually lasts longer than scheduled. We learned this the hard way our first Family Council meeting (we all had a train to catch): everyone left rushed and frustrated at not having been able to share everything we wanted to share (yes, we do talk a lot and the goal of these moments is to share, share, share). However, balance this with respect for timing and scheduling.
  • Set a clear code of conduct. I love ours – love, respect, no sleeping (see photo!).

Cyrille:

  • Organize some bonding time before starting the meeting. Reconnecting emotionally and tuning our energies towards one another makes the business discussions much more open, rich and authentic.
  • If one or more family members has a hobby they are passionate about, it’s great to include it in the schedule. Our dad loves golf, and so do some other family members. Thus, we set aside time to golf (see bonding time above). The rest of us were by the pool and that was superb too!
  • Include a festive and joyful together time after the meeting. Either a dinner – or even better, stay overnight and have some fun the morning after.

Ada:

  • Schedule “alone time” in the midst of all the “together time.” Without it, I am not very much fun to be around.
  • Include the children in the day as much as possible. Either in terms of them participating in the presentations and discussions (depending on the age), or in terms of them being present even if they are not actively participating. Per our Dad, it is never too early to start – and they learn by osmosis.
  • Think about all of the possible tension points that will surely come up during such intense family time. Plan for them. Figure out how to diffuse them before they occur.

We already can’t wait for next year’s meeting!

Professional photoshoot? No problem!

There are so many things I love about working with my sisters, the list is too long for a blog post. Very near the top of the list, however, is the fact that we do “sister photoshoots,” like the one we just did this week at the Lausanne Beau-Rivage Palace for OPEN Magazine. Over the years, we have gotten better at taking better pictures. It’s not always easy to get four girls to look good in one shot… Here are our tips.

There are so many things I love about working with my sisters, the list is too long for a blog post. Very near the top of the list, however, is the fact that we do “sister photoshoots,” like the one we just did this week at the Lausanne Beau-Rivage Palace for OPEN Magazine. Over the years, we have gotten better at taking better pictures. It’s not always easy to get four girls to look good in one shot… Here are our tips.

Roxane
– I sleep a lot – both before and after the photoshoot. Before, so that I look my best, rested, glowing. After, because photoshoots drain me – and I always feel exhausted afterwards. So I plan accordingly.

– I used to do my own hair, until once I didn’t – and noticed such a difference. I know this seems so obvious… it’s as true as it may seem obvious!

– I always ask the photographer to view the pictures as they are being taken. That way if I don’t like how I look, I tweak something (the decor, my position, the light, my hair…) as the shoot is happening.

Rachel

– Hire a professional makeup artist. Always. I have been working with the same makeup artist for a while, she understands my face, my features, my style. She enhances me but does not change me. I always want to recognize myself on photos. 


– Be patient and don’t overschedule yourself on the day of the photoshoot. It may take an hour, it may take three. Having an appointment a few minutes after the time the photographer told you he or she would be done is a bad idea.

– I always have a glass of champagne right before we start shooting! It loosens me up, but it’s not enough that I can’t focus and be professional.

Cyrille

– I pick outfits that I don’t usually wear, because the things that seem hard to wear for a “normal day” are easy to wear just in photos.  

– I put myself in a playful mood. It’s not always easy to smile on command, but I try to think about how lucky I am that someone is taking my photo.

– I love to document the “making of,” the behind the scenes part of the photoshoot. It’s great for social media, but it’s more than that. I look at those casual photos after the fact and figure out where there is room for improvement, so that I can be even better next time.

Ada  

– Chin up and out! It may not feel right, but it always looks better.  


– I try to put myself in the photographer’s shoes and try to make his or her job easy. I imagine how Cindy Crawford would behave and try to model (no pun intended!) that professional behavior. 


– I wear my every day clothes (sorry Cyrille!) to feel as much myself as possible. I am not playing dress up, I am playing me. 

“B” pour Blog

Dans mon film favori de David Lynch – Sailor et Lula – Nicolas Cage parle de sa veste en peau de serpent comme du « symbole de son individualité et de sa liberté personnelle ». Pour moi, ce symbole, c’est l’écriture.

Dans mon film favori de David Lynch – Sailor et Lula – Nicolas Cage parle de sa veste en peau de serpent comme du « symbole de son individualité et de sa liberté personnelle ». Pour moi, ce symbole, c’est l’écriture.

En écrivant on se réinvente, on se multiplie. Le chat a beau se targuer d’avoir neuf vies, moi je crois que celui qui écrit peut en avoir bien plus encore ! On peut même créer de nouveaux espaces d’existence, ou échanger sa vie contre une rêverie. Libre et libéré.

L’écriture est ma passion. Elle me permet d’aller vers l’autre et de dialoguer, malgré ma réserve. J’aime aussi sa dimension sensuelle : une dentelle d’encre, une pudeur audacieuse… Et à chaque nouvelle page blanche, une respiration profonde suivie de battements accélérés. C’est palpitant.

Aujourd’hui, mes sœurs et moi nous nous retrouvons dans l’écriture ; l’une à côté de l’autre, chacune avec son style, son tempérament, sa plume. Pour un ensemble qui promet de fleurir par le partage. Ce blog, à peine lancé, nous réunit déjà davantage et rien ne pourrait me faire plus plaisir ! Je vous souhaite une heureuse lecture de cette partition à quatre mains.