La beauté des préliminaires, la force de la poésie.

Je ne sais pas vous, mais moi j’adore les préliminaires. « Le commencement : on est à l’origine de quelque chose. L’attente : le principal est encore à venir. La préparation : en vue de ce qui est à accomplir. La fondation : sur laquelle la suite va s’édifier. Le jeu : on passera ensuite aux choses sérieuses. L’exploration : le temps des décisions viendra après. L’ébauche : de ce qui prendra une forme définitive. »

Voici les mots décrivant l’exposition Préliminaires montrée à la Villa Dutoit en mars dernier. Je suis tombée sous le charme d’une pièce en particulier, réunissant le travail de 2 artistes : Patricia Terrapon Leguizamon et Barbara Polla. L’une créant des sculptures de seins, l’autre un poème érotique qui retranscrit parfaitement selon moi la beauté des préliminaires (Just before Love, à lire ci-dessous et à retrouver dans le New River Press Yearbook 2019).

Les préliminaires poussent à l’imagination et à la curiosité. Il y a d’infinies possibilités de désirs et de jeux, de manières de découvrir son intimité et d’explorer son corps ainsi que celui de l’autre.

Les préliminaires sont romantiques. Ils obligent à prendre le temps. Ils font sortir des stéréotypes répétitifs et ennuyants qu’on retrouve partout en image dans notre société.

Les préliminaires offrent un moment de liberté. Un temps où on ose exprimer sa sexualité et tester différents désirs sans trop les avouer juste pour voir la réaction de l’autre, juste pour savoir si on peut continuer dans cette direction ou non. Si c’est non, on oublie et on passe à autre chose, sans jugement.

Les préliminaires c’est différent pour chacun et à chaque instant. Ils peuvent être doux, crus, lents, rapides… D’ailleurs dans de prochains blogs je vous parlerai de deux accessoires que j’aime tout particulièrement : la photographie et les sous-vêtements.

Just before Love me donne envie d’écrire des lettres enflammées à mon mari, comme James Joyce le faisait pour Nora Barnacle. La poésie a une force particulière avec laquelle elle arrive à nous faire voyager et à nous stimuler avec ses mots, ses sons et son rythme, d’une manière qu’on peine à recréer dans notre langage de tous les jours.

Bonne lecture !

 

Just Before Love

Just before love
He likes to smoke a joint
Then he looks at me
And wants me to play
With my eyes and my smile
As if I were to go
Far away with another
As if I were to dance

Just before love
He likes to watch girls
While touching his balls
And then he looks at me
At my mouth at my lips
Ajar and wet and pink
Playing with my tongue
And my fingers in my mouth

Just before love
He likes me to sniff
From neck to ass
Along his vertebrae
His axilla and to kiss
And to sniff him all over
As if I were an addict
And needs to feel the need

Just before love
His nipples erect
His hair on his thighs
He likes me to ignore
Just for a while then adore
That he is all erect
Erection everywhere
Now show me your tits

Just before love
He touches himself
And likes me to Watch
And let me know
I can do it myself
You know look at me
You from below
From everlasting snow

Just before love
Lick it all up
You know, there
Deep in the rainforest
And your tongue everywhere
Let me let me let me
Grasp and strangle
And drown in your night

Just before love
Close your eyes close the world
Comes the night comes the sky
Come, come baby come
Then leave me alone
Alone with myself
Unwillingly and slow
Waiting for death

And after love
Let me let me let me

… and dance again

 

Barbara Polla

I tested sauna and winter swimming.

Recently my sister Cyrille made me rediscover a magical place in Geneva called “Les Bains des Paquis”, which offers a multitude of activities, including sauna and winter swimming.

Each time I go back to Geneva (I now live in Lausanne), I include this new ritual in my visit: three 20 minutes sessions of sauna (90°C/200°F) broken up by swimming in the lake (7°C/45°F). I then take a hot shower and head to the relaxation room where I lather my body with Alchimie Forever products, curl up in a blanket, drink water and read.

Here is wat I love the most about this Nordic tradition.

It is invigorating. Every time, I come out much more energized than I came in and my body and my skin also feel and look healthier. Wim Hof, nick named the Iceman for his ability to maintain a constant body temperature in extreme cold conditions, has generated a lot of interest over the past years on the health benefits of the cold. Many interviews and scientific papers discuss effects on body fat, immunity, depression, muscles, inflammation and sleep.

It helps me with my body image. You can wear a swimsuit, but most people are naked. No one is there to judge. People are only interested in the physical and spiritual experience of the sauna and winter swimming. Being naked with others without feeling any judgment helps me love my body as it is.

It is beautiful. The sauna is on the lake, which makes you feel like you are in the middle of nature even though you are in the middle of the city. From the sauna’s windows, you have a beautiful view on Geneva and the lake regardless of weather or time of day.  The saunas are extremely clean (each part of your body needs to be resting on your towel) and it always smells good thanks to the eucalyptus water regularly pored over the hot stones (no sweaty smell).

I truly recommend this experience to everyone, even those of you who do not like the cold, you’ll be surprised, I promise.

 

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Prise de parole pour la liberté d’assumer…

On peut ne pas se sentir belle et rester indifférente face à ce sentiment, ou avoir envie d’y remédier. On peut aussi se trouver belle, et avoir sincèrement envie de continuer à se sentir chaque jour encore mieux dans sa peau, plus forte, plus libre et respectée.

Je lis souvent des post sur les réseaux sociaux qui dénigrent les personnes ressentant le besoin de recourir à la médecine ou à la chirurgie esthétique pour se sentir (encore) mieux dans leur peau. Ces commentaires me ramènent toujours à notre conviction de base : la médecine esthétique fait partie d’une philosophie de vie que l’on devrait pouvoir assumer sans avoir peur d’être raillé.

Nous allons tous chez le coiffeur pour entretenir le tonus de nos cheveux ; nous faisons du sport pour nous défouler et nous maintenir en forme ; nous choisissons des habits qui nous mettent en valeur ; nous essayons de manger plus sain pour préserver notre santé. Personne ne porte de jugement là-dessus. En quoi nos rituels de beauté, qu’ils soient cosmétiques ou médicaux, sont-ils différents ? L’écoute et les soins procèdent avant tout de l’amour de l’autre, et de soi… aucun jugement de valeur n’est nécessaire.

Bien entendu, l’addiction et la surconsommation sont néfastes. Mais ils le sont dans tous les domaines, pas uniquement quand il s’agit de beauté. Par ailleurs, la prescription de masse procède de la volonté d’uniformisation ; que ce soit dans un sens – tous les hommes devraient être poilus –, ou dans l’autre – toutes les femmes devraient se satisfaire d’être ridées après la ménopause. Cela relève de la prise de pouvoir du prescripteur et, malheureusement, pas du respect des désirs ou des goûts de l’autre.

Enfin, ces post me font réfléchir à certains mouvements d’affirmation de soi. La puissance de la nouvelle génération tient, à mes yeux, dans leur fabuleuse ouverture d’esprit et le « inclusiveness » de tout un chacun. Pourquoi n’adopterions-nous pas cette attitude face à la beauté ? Car on peut être femme et nature (je pense notamment au mouvement « janu’hairy ») ou homme imberbe et séduisant ; femme ultra-féminine et coquette ou homme « macho »… on peut être femme, homme, transgenre… on peut ne pas se sentir belle et rester indifférente face à ce sentiment, ou avoir envie d’y remédier. On peut aussi se trouver belle, et avoir sincèrement envie de continuer à se sentir chaque jour encore mieux dans sa peau, plus forte, plus libre et respectée.

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Entre nous

En parlant avec mes copines de médecine esthétique, je réalise qu’il est grand temps de laisser tomber les préjugés et les étiquettes. Une évidence nous unit toutes…

Lorsque mes sœurs et moi avons imaginé le concept de Forever Boutique, l’une de nos missions était de dissiper le tabou qui existe autour de la médecine esthétique, et d’élargir le dialogue. Il est vrai que ça n’est pas toujours facile de lancer une conversation sur le Botox… Mais finalement, moi j’en parle avec toutes mes amies depuis des décennies ; et chacun de nos échanges est intéressant.

Alexandra, mon amie d’enfance, travaille pour une fondation d’aide au développement

Elle a été la première personne de mon entourage à fréquenter Forever Institut il y a vingt ans pour son épilation laser qui – selon ses dires – a changé sa vie. Plutôt « contre » les injections, elle apprécie cependant les peelings et autres traitements laser pour éclaircir ses taches solaires et garder un bel éclat de peau.

Domi, mon ancienne colocataire, mère de deux enfants, travaille dans le fundraising

Très « nature », elle n’a jamais sollicité mes conseils beauté ni souhaité tester des soins. Lorsque je lui confie mes expériences de médecine esthétique, elle me répond souvent « ma chérie, tu n’en as pas besoin ! ». Il n’y a aucun de jugement dans nos échanges. Récemment elle m’a dit qu’elle réalisait que l’envie de préserver sa beauté et de rester fraîche était une démarche positive qui contribuait à l’épanouissement personnel.

Ann, que je connais depuis l’adolescence, vient de se réorienter professionnellement pour enseigner le yoga

Elle fait des injections depuis une dizaine d’années et adore tout ce qu’on propose à Forever. Elle est fan de nos crèmes Alchimie Forever qu’elle applique religieusement chaque jour. Comme moi, elle ne se maquille pas, mais aime ajouter un peu de « pulpe » à ses lèvres, corriger certaines rides et le relâchement de sa peau. Pour elle, tout est question d’équilibre. A mes yeux elle représente parfaitement la femme d’aujourd’hui qui suit sa voie et fait ses choix en toute sincérité, sans se préoccuper de l’opinion des autres.

J’aurais beaucoup de plaisir à poursuivre cette liste… chacune de mes amies a un vécu unique et un avis personnel que je respecte et j’admire, et nos discussions sont toujours enrichissantes. Nous sommes des êtres authentiques et complexes. Je constate qu’en approchant toutes de la quarantaine, notre vision s’aligne sur une constante : ce qu’on fait aujourd’hui pour soigner notre apparence, on le fait pour nous. Pas pour ressembler à une autre, pas pour gérer un complexe, pas pour plaire à quelqu’un d’autre. Mais parce qu’on s’aime et qu’on s’écoute, parce qu’on a encore tellement de projets à entreprendre, de rêves à réaliser, de challenges à traverser, d’amour à donner… et que nous avons envie de nous sentir belles, fortes et confiantes.

Une Saint Valentin sans mes Louboutins

je m’étonne en réalisant que certaines parures et accessoires influencent la manière dont je me sens, et mon inclinaison à me trouver belle et forte. Je me suis fait cette réflexion récemment, suite à une blessure à la cheville qui m’empêche de porter des talons.

L’habit ne fait pas le moine. Certes. Je m’étonne tout de même en réalisant que certaines parures et accessoires influencent la manière dont je me sens, et mon inclinaison à me trouver belle et forte. Je me suis fait cette réflexion récemment, suite à une blessure à la cheville qui m’empêche de porter des talons.

Loin de moi l’intention de me plaindre de cette entorse, qui est bien peu de chose ! Mais au bout de quelques semaines de port de la botte immobilisante j’ai commencé à me sentir à plat – sans mauvais jeu de mot. Au risque de sembler sotte, j’avoue que sans mes talons hauts je me sens littéralement rapetissée et diminuée. Les escarpins ont toujours fait partie de ma féminité, et contribuent à élever ma confiance en moi. Comme le costume d’une actrice qui entre en scène, ils me permettent d’incarner mon « personnage » avant un rendez-vous important, par exemple.

J’ai réalisé par la suite que tout cela est psychologique et qu’il ne tient qu’à moi de changer de perspective sur ma féminité, et de tout faire pour me sentir bien dans ma peau. Cette semaine j’ai donc repris le chemin de la salle de sport pour me muscler le haut du corps ; je vais prendre des cours de natation durant les vacances de février ; je me badigeonne de Perfect Body 15 de Eneomey pour rendre ma peau irrésistiblement lisse ; je porte mes plus beaux sous-vêtements ; et je me rappelle quotidiennement que mes qualités et mes forces sont en moi, indépendamment des circonstances extérieures. En fin de compte, le sentiment d’être femme – qu’elle que soit la femme qu’on a envie d’être – a pour origine nos propres pensées.

Cela ne m’empêche pas de contempler et convoiter les bottes Jimmy Choo que j’ai reçues à Noël, en me projetant dans la joie de les porter à nouveau !

I tested laser hair removal

Laser hair removal is one of the first treatments I tried at Forever Institut. I started feeling self-conscious about my body hair around the age of 12. By then I had already set my mind on shaving, since I had had a traumatic experience with waxing. When I was 8 years old, my older sister Cyrille thought it would be fun to wax my legs as one of her “experiments”. It might have been fun for her, but definitely not for me. Thus when the time came to take matters into my own hands, I bought a razor.

Personally, I find shaving to be tedious and repetitive, it is a “to-do” that neither enriches my day nor teaches me anything. It feels like a waste of precious time. That’s one of the reasons I love laser hair removal; once it’s done, it’s that much time I get back for things I actually enjoy. Trust me, these few minutes per day in the shower add up…

My legs, underarms, and bikini have been hairfree and soft for 15 years now. I’m always ready for a last-minute pool party, always feeling my  best. My skin looks much more beautiful because it never shows that shaving “stubble”.

I’ve converted many of my friends to laser hair removal since. Here are the tips I have shared with them:

  • Winter is the perfect season for laser treatments because most of us have lost our summer tan. We have been hiding our arms and legs in sweaters and pants, and our skin has had time to come back to its natural color. This is essential in order to avoid side effects from this laser treatment.
  • Tanned skin is not to be confused with dark skin. If your skin is naturally dark, you can use the Nd:Yag laser for hair removal.
  • Don’t hesitate to use anesthetic cream (Emla), it really makes a difference. I don’t prescribe to the “no pain no gain” philosophy!
  • It takes about 7 to 9 sessions (one session every 6 weeks) for a definitive result but each treatment provides soft and hairfree skin.
  • After a laser treatment, your skin can be a little irritated. Nothing works better than the Alchimie Afterlase body milk to help to soothe that inflammation and restore comfort and softness.

 

Photo: Guillaume Varone

Mon arc-en-ciel

Je vous raconte mon expérience d’une semaine toute en couleur.

Parfois dans la vie ce sont les petites choses qui font plaisir et qui marquent la différence. Un petit mot, une petite découverte, un petit défi. Dimanche dernier en m’apprêtant pour ma journée, j’ai fait le constat suivant : depuis fort longtemps je porte essentiellement du gris, du noir et du marine. Un comble sachant que mes penderies débordent de vêtements colorés et bariolés. Je ne saurais dire pourquoi… Par pragmatisme ? Par lassitude ? Pour me protéger ? Pour ne pas me distinguer ? Probablement un peu de tout cela.

M’est alors apparue une idée pour réintroduire de la couleur à ma vie : j’allais me faire une semaine arc-en-ciel. J’aime l’ordre et la structure. Six jours, six couleurs, et dimanche prochain je fais le point.

arc-en-ciel
Jour 1 – Rouge

Lundi matin, telle le petit chaperon rouge, je me sens aventureuse, curieuse de voir si le fait de porter de la couleur allait changer quelque chose – mon humeur, mes pensées, mon rapport aux autres… Mon niveau d’énergie s’est élevé, je me suis sentie affirmée, animée par plus de passion. Mardi : nuances d’ocre et zeste d’orange. Je me sens singulière, décalée, anachronique. Je me réjouis pour mercredi, car j’adore le jaune ! Je rigole de l’intérieur. Mon idée, pourtant toute simple, m’amuse beaucoup. Jeudi, toute de vert vêtue, je me sens détendue. Vendredi, le bleu ciel me met d’humeur romantique. Et samedi je réalise que je n’ai absolument rien de violet dans mon armoire. Indigo fera l’affaire. Cette dernière couleur me rend impétueuse. Se révèle une puissance dans toute sa féminité.

Alors oui, la couleur a son influence. Mais pas comme je l’imaginais. Concrètement, je n’ai rien fait de particulier cette semaine ; je n’ai pas eu d’interactions inhabituelles avec le monde ; les gens ne m’ont pas abordés différemment. La différence je l’ai sentie en moi. J’ai redécouvert un volet de mon esprit farfelu. J’ai eu plaisir à m’exprimer autrement, à ajouter de la poésie à ma vie. J’ai joué de cette mise en scène quotidienne (que vous pouvez voir sur ma page Instagram).

Je recommande cette expérience à tous ! Et pour l’enrichir davantage de sensations, associez la couleur du jour à sa senteur essentielle. Les « eaux de couleur » Altearah me font personnellement beaucoup de bien. Une autre manière de prendre soin de soi.

Je vous laisse sur ma dernière pensée… Ce matin, assise à la table de ma cuisine, je réfléchis à l’arc-en-ciel. Pourquoi m’a-t-il fait tant de bien ? C’est qu’il est fait du soleil qui point au travers des nuages. Il est la promesse de la fin de l’orage.

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Mes trois “parfums de couleur” de Altearah Pourpre – Rose – Orange