Trèfle à quatre

Interview de mon père sur son sujet de prédilection, ses filles.
Et comment sommes-nous arrivés à tous travailler ensemble?

Étant jeune avais-tu imaginé un jour transmettre une entreprise à tes quatre filles ?

Rien ne présageait cela. Ce n’est pas forcément en planifiant l’avenir que les choses se déroulent comme on le souhaite. Je pense que la réussite dans notre cas est un mélange d’ambition, de chance, de vision, d’intuition, de capacité à saisir l’occasion qui t’est donnée, et d’humilité.

Ce que je savais, en revanche, avant même de devenir père, c’est que je désirais avoir quatre enfants.

Pourquoi ?

En Italie, les murs des maisons étaient ornées de photos de famille. Les plus belles selon moi étaient celles qui montraient les parents et 4 enfants ; cette composition donnait une harmonie spontanée à la photographie.

Filles ou garçons ?

Je n’avais pas de préférence. Cependant lorsque notre 4ème enfant était en route j’avais très envie que ce soit une fille, pour préserver l’harmonie qui s’était installée au sein de votre fratrie et de notre famille.

Quand nous avions 6 ou 7 ans, que pensais-tu que nous allions devenir ?

Je pensais qu’Ada deviendrait Général dans l’armée ; depuis toute petite, elle avait l’âme, la force et la personnalité d’un chef. Toi, Cyrille, je pensais que tu serais danseuse étoile. Tu avais la grâce, l’intensité et la nature éthérée. Rachel, je voulais absolument qu’elle soit actrice ; très petite elle savait tenir la scène. Les prémisses d’un grand charisme. Nous l’avons inscrite à des défilés, des spectacles d’enfant, et plus tard au Cours Florent. Et lorsque Roxane a commencé l’équitation à 6 ans, je rêvais qu’elle devienne championne hippique. Nous avons partagé 12 ans d’aventures équestres où elle n’a cessé de démontrer sa volonté, sa force, son esprit de gagnante.

Selon toi, comment se fait-il que nous soyons toutes aujourd’hui impliquées dans les entreprises familiales ? Le prédisais-tu déjà en 1997 à l’ouverture de l’Institut ?

J’en avais l’intuition, puisque quand j’ai fondé Forever Institut, je ne lui ai pas donné mon nom. J’ai pensé qu’un centre de médecine esthétique pourrait éventuellement intéresser l’une de mes filles – sans pour autant savoir laquelle, et pas nécessairement en tant que médecin.

C’est lorsqu’Ada a pris en main la marque Alchimie Forever après son MBA que j’ai pris conscience du concept de l’entreprise familiale qui irait au-delà de son fondateur.

J’ai souhaité vous transmettre l’actionnariat de Forever très vite. En 2013, lorsque j’ai récupéré toutes les actions, je me suis senti libre de vous les donner.

Pourquoi nous avoir transmis les actions de Forever si tôt ?

Rachel avait travaillé pour Alchimie Forever à Genève durant plusieurs années et Cyrille m’assistait dans ma pratique médicale et se dirigeait vers le marketing et l’écriture. Les quatre sœurs s’entendaient très bien. J’ai pensé que ça pourrait être un beau projet pour vous. Et ce projet ne pouvait pas se matérialiser sans que Forever ne vous appartienne totalement, à vous les 4 filles.

J’étais et je suis toujours convaincu qu’on s’implique davantage dans une entreprise qui nous appartient. Mon intention était de vous responsabiliser, et non de vous forcer. Il ne devait y avoir aucune pression, le désir d’intégrer l’entreprise devait venir d’un choix libre et personnel. J’avais aussi décidé que si l’une d’entre vous prenait la direction avec l’accord et le soutien des autres sœurs, je me serais retiré du groupe de management de Forever.

Puis, un séjour à l’INSEAD vous a permis de comprendre la valeur et la beauté d’une entreprise familiale et de vous projeter au-delà de votre propre génération à travers sa pérennisation. Vous avez pris conscience de la force qui peut émaner d’un projet mené par 4 sœurs.

Aujourd’hui, avec 6 ans de recul, je vois que vous êtes toutes les 4 impliquées, chacune en fonction de qui vous êtes et ou vous en êtes dans votre parcours professionnel. Ada est Présidente Directrice Générale d’une de nos marques, Rachel est leader du groupe, tu es la plume et l’âme de Forever, et Roxane est médecin – un grand chirurgien en devenir.

Qu’est-ce qui fait, selon toi, que nous nous entendons si bien et que nous arrivons à collaborer ensemble ?

Cette entente est possible car vous avez grandi dans une famille ou jamais l’une n’a été préférée à l’autre, ni l’une dite meilleure que l’autre. Vous avez grandi dans une absolue égalité ; égalité dans la confiance, l’amour et le respect. Ça vous permet aujourd’hui de vous gérer les 4 sans aucune ambiguïté ou problématique. Vous êtes consciente d’être chacune l’égale de l’autre, chacune avec ses spécificités.

The Polla Sisters and the King of Hearts
The King of hearts empowered his daughters

Be Positive. Be Strong.

I have always loved running and used to run at an average 12km/hour. Until my injury, running was the only for of exercise I enjoyed – and I need to exercise to feel good. Having to give that up (or so I thought) made me feel diminished, and it took me quite some time to overcome that feeling. 

I am known as a positive person and I believe everything happens for a reason. Weirdly enough, eight months ago I fractured my right foot. More important and the physical pain, I was overwhelmed by how vulnerable this injury made me feel. I have always loved running and used to run at an average 12km/hour. Until my injury, running was the only for of exercise I enjoyed – and I need to exercise to feel good. Having to give that up (or so I thought) made me feel diminished, and it took me quite some time to overcome that feeling.

After what felt like an agonizing long time, I finally started exercising again this past weekend: 40km of bicycle, 7km of walk and 7km of running. I finally feel like myself again, especially due to my renewed capacity to run. These months were hard on me, but I learned a lot:

  • Don’t spend too much time feeling sorry for yourself. I did that for more than 2 months which was much too long! I wasted time and negative energy. The next time I have a setback I won’t let myself feel diminished…
  • Always remember that everything happens for a reason… Try to find that reason, and you will feel much better! This brings me to point 3…
  • Keep an open mind : once I took control of my life again I discovered bicycling and swimming, two forms of exercise I never tried for fear of being bad at it (biking) and a fear of water (which I overcame three years ago) (I was afraid of water until about three years ago). I am learning how to swim freestyle, with my mind focused on a single objective: soon I hope I’ll be diving! I thought I could only run. Now I enjoy three different sports and have a new goal – positive outcomes from this injury.
  • Be humble. Like my sister Ada would say: start with baby steps. Getting ready for 6km of mountain bike or 4km of running puts me in the mood. I know I will achieve more, but a 40km goal to start with is just too much! t

Be proud. Every step is a step, even the baby ones. Celebrate them all. And keep going no matter what.

La beauté de rester un enfant à jamais

Ce jeudi, c’était le 1eraoût, la fête nationale suisse et bien que j’aie trente ans, je l’ai vécue comme un enfant de cinq ans. Je ne me souviens pas, étant petite, avoir fait des feux d’artifices le 1eraoût. Premièrement j’habitais en ville, donc difficile de faire ça sur le balcon au milieu des immeubles et deuxièmement j’entends d’ici mon père dire : « c’est dangereux ! ». Mais mon mari me raconte que passé le 25 décembre, lui et son frère n’attendaient qu’une seule chose : le 1eraoût, pour pouvoir faire des feux d’artifices dans leur jardin. Cette année nous avons fêté le 1eraoût chez mon beau-frère qui a maintenant deux garçons de cinq et huit ans et, grâce à ma belle-famille, j’ai découvert combien incroyable peut être une fête nationale.

Je n’en reviens toujours pas. On a commencé par allumer des pétards dans une petite brouette, ça pétaradait de partout comme des pistolets au Far West. Puis il y a eu les Vésuve, des volcans miniatures crachant des étincelles de plus en plus haut pendant un temps infini, comme si le Vésuve lui-même était en pleine éruption. Enfin sont arrivées les fusées – les vrais feux d’artifices – et le bouquet final. Les dernières étincelles fusaient dans l’air avant d’exploser en couleurs et en sons. Excitation totale mélangeant émerveillement, appréhension et fascination. Je ne sais pas qui était le plus excité : les neveux de mon mari ou moi-même ? Et je n’arrive toujours pas à croire que toute cette magie, c’est nous qui la produisons…

Je me suis rendue compte, ce soir-là, combien c’est important de rester officieusement un enfant lorsqu’on devient officiellement adulte. Non seulement cela nous permet de continuer à être fascinés par la vie : ce qui semble être un rien pour un adulte nous fait rêver et nous rappelle la chance que nous avons d’être sur cette terre. De plus, lorsque nous sommes fascinés, nous transmettons ce sentiment tout autour de nous et cela fait du bien aux autres aussi. On rappelle ainsi à ceux qui auraient un peu trop grandi que la vie est belle et que si l’on regarde bien, chaque jour on a de quoi avoir des étoiles pleins les yeux.

Alors, restons enfants ! Et ceci même si certains n’ont de cesse de nous répéter qu’il faut grandir !

Tips to a (serene) move

At one point in my life, I moved five times in six years… so I had to master the art of managing a move efficiently. Thursday, I did it again 🙂
Here are my tips for a successful move

At one point in my life, I moved five times in six years… so I had to master the art of managing a move efficiently. Wednesday, after five without a move, there I was again, packing boxes, preparing to move the next day. I was excited, and overwhelmed – which I still am three days later… But the new home is so worth-it!

Here are my tips for a successful move:

  • Timing is everything: Don’t start packing too early… I started about two weeks ago, and it was soon enough. Living in boxes isn’t that much fun (except for my cat)! Don’t wait until the last minute either. Even if you don’t feel like you have a lot to pack, believe me, you have more than you think! Packing all-nighters are no fun (speaking from experience).
  • Make sure you keep the weekend before you move commitment-free, appointment-free, completely free. This way, you can focus on packing.
  • Be organized:
    • Pack boxes by theme – the kid’s room, parents’ room, kitchen… don’t mix everything together, or you will go crazy unpacking!
    • Write details on all boxes – not just “kitchen” (how many “kitchen” boxes do we all have?) but “glasses & silverware” etc.
    • Being organized helps the movers, and you want the movers to be your friends. They will be grateful and happier to help you if they know where each box goes – rather than having to ask you for each one of them! This time, feeling creative,  I decided to name each room in my new house and put a note on each door with the correct name. You can also color code if you want.
  • Have takeout food the night before your move… so you can pack everything except for your coffee mug (and/or champagne flutes) for D-Day. And make sure you have a bottle of champagne or rosé wine – or anything you like to drink when you are on the verge of having a nervous breakdown – in the fridge, and a couple plastic cups. At some point, believe me, you’ll need it!
  • Finally, if you’re into clothes and feel like changing on a whim, or because of crazy weather fluctuations, pack a small carry on with clothes for the day of the move. That will also enable you to easily change for dinner, since everything will go so smoothly you’ll be able to go out for a nice celebratory dinner!

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That one special pair of jeans

We all have that one special pair of jeans we love. That one that makes our legs look longer and thinner, our buttocks look rounder and firmer and our waist look smaller. We wear down those jeans until they have so many holes, we decently cannot go outside in them anymore. When we finally decide to part from them, we shed a little tear because we know how difficult it’s going to be to find another magical pair of jeans.

For me, that one special pair of jeans has always been from the brand 7 for all mankind. Every time I enter another store that sells jeans, I always try on a pair or two thinking that maybe this time will be different, but each time I come out empty handed.

For my past two birthdays, my husband bought me jeans from 7 for all mankind and to no one’s surprise, they fit me perfectly. He got me crops that I don’t usually go for, but it seems that whatever the crop, they fit me just right. This year, the gift was even more tailored made for me than the previous ones because the brand created a new crop, the Roxanne crop, and surely that’s the one my husband got me. So now, not only do I have that perfect pair of jeans, but it has my name on it, literally.

Another advantage of the Roxanne crop is that, it’s either made specially for small people or maybe it’s supposed to end above the ankles on tall people, anyhow, it’s the first time I haven’t had to shorten my jeans.

What about you? Where do you find that one special pair of jeans?

Mountain life requires daily sun protection

On May 30thI turned 30. I celebrated with my friends and family in Nax, a village at an altitude of 1,300 meters in the Swiss mountains, where I am moving to next month. These past four days we discovered the area all together and it was amazing.

We hiked many trails around Nax. No need to take the car, you just come out the front door and start walking. We tasted delicious wines in the middle of vineyards at Simon Maye et Fils and Magliocco. We hiked our fist Via Ferrata, a protected climbing route. We swam in crystal blue mountain lakes and brunched outside in the yard of the house we had rented for the occasion.

The common theme linking this weekend’s activities was the sun. The region of Switzerland I am moving to, called the Valais, is known for many things, one of them being its micro climate. The sun shines more than 300 days a year.

I realized this weekend that if I want my skin to look as good at 40 than it does at 30, I’m going to have to change my skin care routine. I will no longer be able to use sunscreen only on vacation (as Ada describes it in her latest blog post) because I will be exposed to a burning sun on a daily basis. I need to integrate sun protection into my daily routine. Not only once a day, but every time I go outside or even get into my car (I just realized my car does not have UV protecting glass), and not only on my face, but neckline and hands as well.

I do not want to wake up in ten years and realize my skin is full of wrinkles, spots and redness I could have prevented by better skincare. Hence, the Alchimie Forever Protective day cream SPF 23 is definitely getting placed on my bathroom shelf and in my bag so I can reapply regularly throughout the day.

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Poetry. Chemistry. Alchimie.

Je partage ma vision poétique des formules alchimiques du Dr Polla.
A poem I wrote on the origins of our special kind of Alchimie.

Je souhaite rendre hommage à notre père, Luigi, qui est à l’origine de l’univers « Forever » dans lequel mes sœurs et moi évoluons et que nous faisons grandir à notre façon.

Luigi est un physicien, un esthète, un visionnaire et un poète. Il suit son instinct et ses convictions. Lorsqu’il a créé notre marque de dermo-cosmétique Alchimie Forever, c’était une grande partie d’un rêve qui se réalisait. Et une histoire d’enfance qui reprenait son cours.

Ce poème est inspiré par Luigi. C’est ainsi que je l’imagine, enfant solitaire et confiant, contemplateur et acteur.

Quand j’étais petit, je me sentais inventeur

je rêvais de concocter des potions

pour immortaliser les parfums, les couleurs et la gaité

de toute chose chère à mon cœur.

Apprivoiser les molécules, la lumière et ses particules,

composer des formules sur la beauté du monde

et toute ses longueurs d’ondes.

J’ai cueillit des plantes dans le jardin de ma mère,

mélangé les ingrédients dans la cuisine de mon père.

Certaines de ces nuits blanches penché sur mes études,

je trouvais l’harmonie entre chimie et poésie.

Aujourd’hui c’est devenu Alchimie.

Luigi L. Polla

When I was a young boy a dream came to me:

create secret potions to exalt the coulors and joy of all things dear to me;

through my visions and equations, enhance the world’s beauty.

Design awesome formulas, invent new sciences,

tame complex molecules

and decipher the wavelengths of light particles.

I collected fragrant plants from my mother’s garden,

mixed my ingredients in my father’s kitchen.

Some of those sleepless nights leaning over my study,

I found the harmony in composing chemistry and poetry.

Today, it’s Alchimie.

The beauty of art

We choose to express our personality in many different ways. Some people use jewelry and other accessories to express their style (read Ada’s latest post “Jewelry Styles for Music Festivals”), some use clothes, others use words or music, I use art. Each painting, sculpture, photograph, video I own tells a story about me in a way I’m incapable of sharing otherwise. If you want to know who I am, all you need to do is to look at what is hung on my walls. For me, this is the beauty of art.

Here are some pieces of my collection and what they say about me.

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In Michaela Spiegel’s painting I see darkness, sensuality and sexuality.

91258a_38f6a33072e74993a076635618077fa4In Dana Hoey‘s photograph I see energy, youth and freshness.

img_5892.jpgIn Mounir Fatmi’s drawing I see religion and life and death in an operating room.

img_5909.jpgIn Rita Natarova’s paintings I see my obsession for the human body, I feel I can touch and smell it piece by piece.

BIGGS_BD_01.jpgIn Janet Biggs’ photograph I feel the power I used to feel while horseback riding.

img_5864.jpgIn Andrea Mastrovito’s painting I see my fear of being ordinary.

DSC_8796.JPGIn Abdul Rahman Katanani’s tree I see hope and defiance.

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In Eli Stertz’s picture I see loneliness.

corrected+POLLA+FIRE+POEM+7.jpgIn Robert Montgomery’s fire poems I see the freedom in love and the fear of being captured.

cache_33063970In Ornela Vorpsi’s drawings I can feel myself in my husband’s arms and I see my need of physical contact.

img_5903.jpgIn Mat Collishaw’s superpositions I feel the beauty that can be found in violence.

img_5877.jpgIn Conrad Bakker’s painting I feel my anxiety to be lost in our society.

img_5865.jpgIn Elke Krystufek‘s photograph I see positivity and enthusiasm.

La beauté des préliminaires, la force de la poésie.

Je ne sais pas vous, mais moi j’adore les préliminaires. « Le commencement : on est à l’origine de quelque chose. L’attente : le principal est encore à venir. La préparation : en vue de ce qui est à accomplir. La fondation : sur laquelle la suite va s’édifier. Le jeu : on passera ensuite aux choses sérieuses. L’exploration : le temps des décisions viendra après. L’ébauche : de ce qui prendra une forme définitive. »

Voici les mots décrivant l’exposition Préliminaires montrée à la Villa Dutoit en mars dernier. Je suis tombée sous le charme d’une pièce en particulier, réunissant le travail de 2 artistes : Patricia Terrapon Leguizamon et Barbara Polla. L’une créant des sculptures de seins, l’autre un poème érotique qui retranscrit parfaitement selon moi la beauté des préliminaires (Just before Love, à lire ci-dessous et à retrouver dans le New River Press Yearbook 2019).

Les préliminaires poussent à l’imagination et à la curiosité. Il y a d’infinies possibilités de désirs et de jeux, de manières de découvrir son intimité et d’explorer son corps ainsi que celui de l’autre.

Les préliminaires sont romantiques. Ils obligent à prendre le temps. Ils font sortir des stéréotypes répétitifs et ennuyants qu’on retrouve partout en image dans notre société.

Les préliminaires offrent un moment de liberté. Un temps où on ose exprimer sa sexualité et tester différents désirs sans trop les avouer juste pour voir la réaction de l’autre, juste pour savoir si on peut continuer dans cette direction ou non. Si c’est non, on oublie et on passe à autre chose, sans jugement.

Les préliminaires c’est différent pour chacun et à chaque instant. Ils peuvent être doux, crus, lents, rapides… D’ailleurs dans de prochains blogs je vous parlerai de deux accessoires que j’aime tout particulièrement : la photographie et les sous-vêtements.

Just before Love me donne envie d’écrire des lettres enflammées à mon mari, comme James Joyce le faisait pour Nora Barnacle. La poésie a une force particulière avec laquelle elle arrive à nous faire voyager et à nous stimuler avec ses mots, ses sons et son rythme, d’une manière qu’on peine à recréer dans notre langage de tous les jours.

Bonne lecture !

 

Just Before Love

Just before love
He likes to smoke a joint
Then he looks at me
And wants me to play
With my eyes and my smile
As if I were to go
Far away with another
As if I were to dance

Just before love
He likes to watch girls
While touching his balls
And then he looks at me
At my mouth at my lips
Ajar and wet and pink
Playing with my tongue
And my fingers in my mouth

Just before love
He likes me to sniff
From neck to ass
Along his vertebrae
His axilla and to kiss
And to sniff him all over
As if I were an addict
And needs to feel the need

Just before love
His nipples erect
His hair on his thighs
He likes me to ignore
Just for a while then adore
That he is all erect
Erection everywhere
Now show me your tits

Just before love
He touches himself
And likes me to Watch
And let me know
I can do it myself
You know look at me
You from below
From everlasting snow

Just before love
Lick it all up
You know, there
Deep in the rainforest
And your tongue everywhere
Let me let me let me
Grasp and strangle
And drown in your night

Just before love
Close your eyes close the world
Comes the night comes the sky
Come, come baby come
Then leave me alone
Alone with myself
Unwillingly and slow
Waiting for death

And after love
Let me let me let me

… and dance again

 

Barbara Polla

I tested sauna and winter swimming.

Recently my sister Cyrille made me rediscover a magical place in Geneva called “Les Bains des Paquis”, which offers a multitude of activities, including sauna and winter swimming.

Each time I go back to Geneva (I now live in Lausanne), I include this new ritual in my visit: three 20 minutes sessions of sauna (90°C/200°F) broken up by swimming in the lake (7°C/45°F). I then take a hot shower and head to the relaxation room where I lather my body with Alchimie Forever products, curl up in a blanket, drink water and read.

Here is wat I love the most about this Nordic tradition.

It is invigorating. Every time, I come out much more energized than I came in and my body and my skin also feel and look healthier. Wim Hof, nick named the Iceman for his ability to maintain a constant body temperature in extreme cold conditions, has generated a lot of interest over the past years on the health benefits of the cold. Many interviews and scientific papers discuss effects on body fat, immunity, depression, muscles, inflammation and sleep.

It helps me with my body image. You can wear a swimsuit, but most people are naked. No one is there to judge. People are only interested in the physical and spiritual experience of the sauna and winter swimming. Being naked with others without feeling any judgment helps me love my body as it is.

It is beautiful. The sauna is on the lake, which makes you feel like you are in the middle of nature even though you are in the middle of the city. From the sauna’s windows, you have a beautiful view on Geneva and the lake regardless of weather or time of day.  The saunas are extremely clean (each part of your body needs to be resting on your towel) and it always smells good thanks to the eucalyptus water regularly pored over the hot stones (no sweaty smell).

I truly recommend this experience to everyone, even those of you who do not like the cold, you’ll be surprised, I promise.

 

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