Une Saint Valentin sans mes Louboutins

L’habit ne fait pas le moine. Certes. Je m’étonne tout de même en réalisant que certaines parures et accessoires influencent la manière dont je me sens, et mon inclinaison à me trouver belle et forte. Je me suis fait cette réflexion récemment, suite à une blessure à la cheville qui m’empêche de porter des talons.

Loin de moi l’intention de me plaindre de cette entorse, qui est bien peu de chose ! Mais au bout de quelques semaines de port de la botte immobilisante j’ai commencé à me sentir à plat – sans mauvais jeu de mot. Au risque de sembler sotte, j’avoue que sans mes talons hauts je me sens littéralement rapetissée et diminuée. Les escarpins ont toujours fait partie de ma féminité, et contribuent à élever ma confiance en moi. Comme le costume d’une actrice qui entre en scène, ils me permettent d’incarner mon « personnage » avant un rendez-vous important, par exemple.

J’ai réalisé par la suite que tout cela est psychologique et qu’il ne tient qu’à moi de changer de perspective sur ma féminité, et de tout faire pour me sentir bien dans ma peau. Cette semaine j’ai donc repris le chemin de la salle de sport pour me muscler le haut du corps ; je vais prendre des cours de natation durant les vacances de février ; je me badigeonne de Perfect Body 15 de Eneomey pour rendre ma peau irrésistiblement lisse ; je porte mes plus beaux sous-vêtements ; et je me rappelle quotidiennement que mes qualités et mes forces sont en moi, indépendamment des circonstances extérieures. En fin de compte, le sentiment d’être femme – qu’elle que soit la femme qu’on a envie d’être – a pour origine nos propres pensées.

Cela ne m’empêche pas de contempler et convoiter les bottes Jimmy Choo que j’ai reçues à Noël, en me projetant dans la joie de les porter à nouveau !