Dr Roxane : la deuxième génération des Dr Polla, la relève médicale.

Samedi dernier, je me retrouve sur les bancs de l’université. Sans mon cahier cette fois-ci. Mais avec mon cœur et ma fierté, en tant que médecin, pour recevoir mon diplôme.

 

Le point fort de cette cérémonie aura été le discours du parrain de notre volée, le Professeur Chappuis, chef de service de Médecine Tropicale et Humanitaire. Il nous rappelait que même si peu d’entre nous allaient rejoindre des organisations telles Médecins sans Frontières, nous aurons tous le devoir de mettre notre humanité au service de son prochain. On pense devoir parcourir des kilomètres pour aider les autres, alors qu’avec un peu d’attention, on se rend compte que la détresse est à notre porte.

 

« Notre voisine de 90 ans qui habite au 1er, a perdu son mari il y a quelques années. Elle vit seule maintenant et a perdu son chien la semaine passée. Elle a perdu du poids ces derniers temps, mais surtout elle a perdu goût à la vie.

Notre voisin de palier de 54 ans, mécanicien de précision, voit moins bien depuis quelques temps. Son médecin lui a parlé de dégénérescence maculaire mais il n’a pas vraiment compris de quoi il s’agissait. Il craint surtout de perdre son travail s’il en parle à son chef, à qui que ce soit d’ailleurs.

Notre voisin du 6ème, banquier, qui habite l’attique de 300m2 et roule en Porsche vient de raccrocher avec son médecin. Il doit faire des examens complémentaires parce qu’on aperçoit une tâche sur la radio de ses poumons. Il est terrifié. »

 

La médecine, qu’elle soit humanitaire ou esthétique, s’exerce avec le même altruisme et la même empathie. Chaque geste et chaque parole ont pour mission d’aider l’autre à retrouver son bien-être. Pour reprendre les mots d’une de ma (désormais) confrère, “nous pouvons être fiers de faire l’un des plus beaux métiers du monde”. Une chose est sûre, samedi, j’étais fière.

 

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